2017

PP 2017-09
Transitional Restricted Linkage between Emissions Trading Schemes

A paraître dans Environmental and Resource Economics (2018).

Simon Quemin – Christian de Perthuis

Résumé
Les liaisons entre systèmes d’échange de quotas d’émission sont considérées comme un élément important de la future architecture de politique climatique. Ces liaisons sont cependant difficiles à mettre en place et restent peu nombreuses à ce jour. Des restrictions temporaires à l’échange de quotas ont le potentiel de faciliter l’émergence graduelle du libre échange de quotas. Nous comparons les mérites relatifs de plusieurs restrictions à l’échange sous cet angle ; en particulier, les restrictions quantitatives, les taxes aux frontières, les taux de change, les taux de remise et les liaisons unidirectionnelles. Dans cette optique, nous développons une modélisation simple permettant d’avoir un cadre d’analyse comparée unifié, qui, en conjonction avec des leçons tirées d’expériences réelles, sert de base à une discussion plus générale sur ces différents instruments.

PP 2017-08
Compensating households from carbon tax regressivity and fuel poverty : a microsimulation study

Audrey Berry

Publié dans Energy Policy (2019), 124, 81-94.
Résumé
Taxer le carbone renchérit le coût de l’énergie que les ménages utilisent pour se chauffer et pour se déplacer. Cet article étudie les impacts distributifs de la taxe carbone récemment introduite en France et la conception de mesures de compensation. En s’appuyant sur un modèle de microsimulation construit sur un échantillon représentatif de la population française (Phébus 2012), je simule, pour chaque ménage, les taxes prélevées sur sa consommation d’énergie pour le logement et le transport. Sans une forme d’accompagnement, la taxe carbone s’avère régressive et a pour effet d’augmenter la précarité énergétique. Cependant, l’évaluation de différents scénarios de redistribution montre qu’il est possible de compenser les ménages, et cela en ne recyclant qu’une partie des recettes générées par la taxe. Un transfert monétaire compense la régressivité en redistribuant <60% de la contribution des ménages. Ce résultat tombe à 17% lorsque le transfert est ciblé aux ménages modestes. De plus, cibler la compensation pourrait permettre de réduire la précarité énergétique bien au-dessous de son niveau actuel – jusqu’à 50% de moins avec une taxe carbone de 30,50 €/tCO2. Ces résultats montrent qu’il est possible de compenser les ménages à un coût raisonnable par rapport aux recettes de la taxe carbone.

PP 2017-07
La coopération climatique après l’Accord de Paris – Valeur des émissions négatives et coût de la non-action quand la concentration de CO2 dépasse 400ppm

Dominique Bureau

Résumé
Le souci de participation universelle à l’Accord de Paris a eu un prix en termes d’ambition des efforts. Sans correction des trajectoires envisagées à l’horizon 2030 par les contributions nationales, non seulement notre budget carbone compatible avec l’objectif de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C sera très largement consommé à cet horizon, mais la rupture à opérer alors et les taux de réduction des émissions à réaliser au-delà rendent la faisabilité même de l’objectif des 2°C problématique […}.

PP 2017-06
A cost-benefit approach for prioritizing invasive species

Publié dans Ecological Economics (2018), 146, 607-620.

Pierre Courtois – Charles Figuières – Chloé Mulier – Joakim Weill

Résumé
Les invasions biologiques entraînent des pertes massives de biodiversité et des impacts économiques justifiant des efforts de gestion importants. Parce que les fonds disponibles pour contrôler les invasions biologiques sont limités, il est nécessaire d’identifier les espèces prioritaires. Ce document examine d’abord les méthodes actuelles de priorisation des espèces invasives et souligne explicitement leurs faiblesses. Nous construisons ensuite un cadre d’optimisation coût-bénéfice qui intègre l’utilité des espèces, leur valeur écologique, leur caractère distinctif et les interactions avec les autres espèces. Ce cadre offre les bases théoriques d’une méthode simple pour la gestion de multiples espèces envahissantes avec un budget limité. Nous fournissons un algorithme pour opérationnaliser ce cadre et rendre explicites les hypothèses requises pour satisfaire un objectif de gestion.

PP 2017-05
Does social housing mitigate fuel poverty?

Dorothée Charlier – Bérangère Legendre – Anna Risch

Résumé
La précarité énergétique dans les pays développés est une préoccupation croissante, puisqu’on estime qu’entre 50 et 125 millions d’Européens n’ont pas les ressources financières nécessaires pour assurer leur besoin en énergie pour se chauffer, cuire et s’éclairer, tout en ayant une utilisation appropriée des appareils ménagers. La lutte contre la précarité énergétique est ainsi devenue un défi de politique publique. La littérature indique que la hausse des prix de l’énergie, les faibles revenus et les logements énergétiquement inefficaces sont les principales causes de la précarité énergétique. Les politiques publiques actuelles de lutte contre ce phénomène se concentrent principalement sur les prix et le revenu. Une politique gouvernementale, le logement social, a un impact sur les trois causes de la précarité énergétique. Étant donné qu’il est fortement réglementé et fortement influencé par les pouvoirs publics, le logement social pourrait être un instrument politique puissant pour réduire la précarité énergétique, bien que ce ne soit pas son objectif premier. Le logement social a le potentiel de lutter contre l’inefficacité énergétique du logement, d’autant plus que les gouvernements favorisent la construction et la rénovation des logements sociaux. Dans cet article, nous évaluons l’effet de cette mesure sur la précarité énergétique en utilisant une méthode d’appariement. Nous constatons que vivre dans un logement social diminue la probabilité être en situation de précarité énergétique de 4,1% à 8,5% selon la définition retenue.

PP 2017-04
Impact du changement climatique sur l’agriculture : détermination de l’existence d’un biais de prix dans les études ricardiennes

Fabrice Ochou – Philippe Quirion

Résumé
Cette étude montre l’existence d’un biais de prix dans les études dites « ricardiennes » inspirées par Mendelsohn et al. (AER, 1994) et quantifie ce biais. Pour ce faire, nous employons des données de panel portant sur les 45 provinces du Burkina Faso sur 12 années. Les cultures étudiées sont le maïs, le mil et le sorgho. L’analyse montre que les effets des variables climatiques sur le rendement d’une part, et la valeur de la production par hectare d’autre part, du maïs et du mil ne sont pas les mêmes, ce qui traduit la présence d’un biais de prix. Dans le cas du sorgho, les effets des variables climatiques sur les rendements et la valeur de la production par hectare sont pratiquement les mêmes, ce qui montre l’absence de biais de prix statistiquement significatif. La quantification du biais de prix dans les cas où il existe, à savoir pour le maïs et le mil montre que plus le changement climatique sera défavorable, plus le biais de prix sera grand. Dans le pire cas considéré, il atteint un écart de 2,05 points de pourcentage pour le mil et 0,92 points de pourcentage pour le maïs. Il ressort de cette analyse que les études ricardiennes en coupe instantanée ou même en panel supposant des prix constants sous-estiment l’impact du changement climatique en utilisant le revenu ou la valeur de la production.

PP 2017-03
Does the literature support a high willingness to pay for green label buildings? An answer with treatment of publication bias

Publié dans Revue d’économie politique (2018), 128(5), 1013-1046.

Florian Fizaine – Pierre Voye – Catherine Baumont

Résumé
La place majeure occupée par le secteur du bâtiment dans la consommation d’énergie (40%) et les émissions de gaz à effet de serre (1/3 des émissions) explique le développement du débat scientifique axé sur la réduction de l’impact environnemental du bâtit et sur ses leviers. Ces dernières années ont notamment vu croitre une littérature considérable relative à la disposition à payer du public pour les bâtiments « verts » labélisés par des écolabels, cette « valeur verte » étant estimée dans la grande majorité des études via des modèles hédoniques. Dans cet article, nous proposons d’offrir une synthèse de ces résultats dans le cadre d’une méta-analyse portant sur plus d’une cinquantaine d’études à travers le monde. Deux résultats sont produits. Grâce à un modèle à effets aléatoires multi-niveaux et une régression MCO pondérée robuste au regroupement, nous fournissons tout d’abord une estimation moyenne ainsi qu’un intervalle de confiance du premium de prix concédé par les agents économiques (prix de vente) pour accéder à un bâtiment vert. Cette estimation nous permet de corroborer l’intérêt et la pertinence économique de l’investissement dans la rénovation du bâtiment. Toutefois, un important biais de publication semble affecter cette thématique et sa correction amène à une division par deux de la valeur verte immobilière (de 8 à 4 %). Ensuite, nous analysons les facteurs susceptibles d’être à la source de la dispersion des résultats via une méta-régression basée sur différents modérateurs (type de publication, période d’analyse et zone géographique de l’échantillon, technique économétrique employée…). Divers tests statistiques et méthodes alternatives de sélection sont également réalisés pour étayer la robustesse de ces résultats. Nous terminons par un certain nombre de recommandations à destination des recherches futures permettant une meilleure comparabilité des résultats ainsi que par des suggestions aptes à éclairer l’efficacité des politiques publiques visant la soutenabilité du secteur du bâtiment.

PP 2017-02
Can Land Fragmentation Reduce the Exposure of Rural Households to Weather Variability?

Publié dans Ecological Economics (2018), 154, 42-51.

Stefanija Veljanoska

Résumé
Le changement climatique a des conséquences néfastes pour les agriculteurs africains. A cause de l’absence d’infrastructure d’irrigation, leur production dépend « fortement » de l’intensité des pluies. Par ailleurs, du fait de leurs imperfections, le recours aux marchés de crédit et d’assurance pour se protéger des aléas climatiques est rare dans ces économies. Bien que la fragmentation des terres soit souvent considérée comme un obstacle à la productivité agricole, cet article vise à analyser si cette stratégie peut réduire le degré d’exposition des agriculteurs aux intempéries. Afin de mener cette analyse, nous utilisons des données d’enquêtes, Living Standards Measurement Study-Integrated Surveys on Agriculture (LSMS-ISA), sur l’ Ouganda établies par la Banque Mondiale. Après avoir traité le problème de l’endogénéité de la fragmentation des terres, nous montrons qu’une fragmentation des terres plus importante diminue la part des rendements lorsque les ménages font face à des variations de précipitation. Par conséquent, les décideurs politiques devraient être prudents avec les programmes de consolidation des terres.

PP 2017-01
French nuclear bet

Publié dans Energy Economics (2018), 74, 858-877.

Quentin Perrier

Résumé
A la suite du premier choc pétrolier, la France s’est engagée dans le plus vaste programme nucléaire civil au monde, construisant les 58 réacteurs qui produisent aujourd’hui plus de 75% de son électricité. Mais ces réacteurs atteindront prochainement quarante ans, et les travaux de rénovation pour prolonger leur durée de vie sont estimés à plus de 100 milliards par l’operateur EDF. L’option nucléaire est donc à nouveau sur la table. Faut-il rénover les centrales existantes ? Quelles sont les perspectives du nucléaire en France à moyen et long terme ?
La complexité de cette question provient surtout des fortes incertitudes qui entourent des paramètres cruciaux du problème : le coût final de la rénovation ou des nouveaux réacteurs, le niveau de la demande ou encore le prix du CO2.
Pour prendre en compte ces incertitudes, nous appliquons la méthodologie de « Décision Robuste » pour déterminer quels réacteurs devraient être prolongés. Nous construisons et utilisons un modèle d’optimisation incluant l’investissement et le dispatch, calibré sur la France. Nous étudions ainsi 27 stratégies de rénovation pour toutes les combinaisons de paramètres incertains.
Basé sur plus de 3000 simulations, notre analyse révèle une stratégie robuste, qui consiste à fermer 7 à 14 des 14 plus anciens réacteurs, puis à prolonger tous les autres. Cette stratégie offre de bonnes performances pour un vaste ensemble des hypothèses plausibles, tout en procurant une assurance contre le risque d’un coût du nucléaire plus élevé que prévu, d’une faible demande ou d’un faible prix du CO2.
Mais nous montrons que cette stratégie reste vulnérable à une conjonction de ces trois éléments, ce qui permet de comprendre – tout en les quantifiant – les débats actuels.
A plus long terme, la part optimale du nucléaire dans le mix électrique français décroit. Si le coût du nouveau nucléaire (EPR ou autre) reste supérieur à 80 €/MWh, cette part passe à 40% en 2050. Une combinaison de renouvelables variables, d’hydraulique et de gaz devient en effet compétitive, même pour un prix du CO2 atteignant 200 €/tCO2.

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2017

PP 2017-09
Transitional Restricted Linkage between Emissions Trading Schemes

Forthcoming in Environmental and Resource Economics (2018).

Simon Quemin – Christian de Perthuis

Abstract
Linkages between Emissions Trading Systems are deemed an important element of the future climate policy landscape. They are, however, difficult to agree and remain few and far between. Temporary restrictions on permit trading have potential to facilitate and gradually approach unrestricted, full linkage. We compare the relative merits of several link restrictions in this respect, namely quantitative restrictions, border permit taxes, exchange and discount rates, and unilateral linkage. To this end, we develop a simple model to have a unifying, comparative framework which, in conjunction with lessons from real-world experiences, serves a basis for a broader, policy-oriented discussion.


PP 2017-08

Compensating households from carbon tax regressivity and fuel poverty : a microsimulation study

Published in Energy Policy (2019), 124, 81-94.

Audrey Berry

Abstract
For households, taxing carbon raises the cost of the energy they use to heat their home and to travel. This paper studies the distributional impacts of the recently introduced French carbon tax and the design of compensation measures. Using a microsimulation model built on a representative sample of the French population from 2012, I simulate for each household the taxes levied on its consumption of energy for housing and transport. Without recycling, the carbon tax is regressive and increases fuel poverty. However, I show how compensation measures can offset these impacts. A flat cash transfer offsets tax regressivity by redistributing <60% of households’ contribution. This result falls to 17% when the transfer is targeted at low income households. Furthermore, I find that targeting the cash transfer reduces fuel poverty by up to 50% below its pre-tax level with a 30.50€/tCO2 carbon tax. These results demonstrate compensating households is achievable at reasonable cost relative to carbon tax revenues. Carbon taxation even constitutes an opportunity to finance ambitious policies to fight fuel poverty.


PP 2017-07

La coopération climatique après l’Accord de Paris – Valeur des émissions négatives et coût de la non-action quand la concentration de CO2 dépasse 400ppm

Dominique Bureau

Abstract
The concern for universal participation in the Paris Agreement has been costly in terms of ambition. In the absence of corrections to the trajectories envisioned for the 2030 horizon by national contributions, not only the carbon budget compatible with the objective of containing global warming below 2°C will be by far exceeded at this horizon, but the rupture to be made at that time and the emission reduction rates to be achieved beyond that point make the very feasibility of the 2°C objective problematic […].


PP 2017-06

A cost-benefit approach for prioritizing invasive species

Published in Ecological Economics (2018), 146, 607-620.

Pierre Courtois – Charles Figuières – Chloé Mulier – Joakim Weill

Abstract
Biological invasions entail massive biodiversity losses and tremendous economic impacts that justify significant management efforts. Because the funds available to control biological invasions are limited, there is a need to identify priority species. This paper first reviews current invasive species prioritization methods and explicitly highlights their pitfalls. We then construct a cost-benefit optimization framework that incorporates species utility, ecological value, distinctiveness, and species interactions. This framework offers the theoretical foundations of a simple method for the management of multiple invasive species under a limited budget. We provide an algorithm to operationalize this framework and render explicit the assumptions required to satisfy the management objective.


PP 2017-05

Does social housing mitigate fuel poverty?

Dorothée Charlier – Bérangère Legendre – Anna Risch

Abstract
Fuel poverty in developed countries is a growing concern as between 50 and 125 million Europeans are unable to afford the energy needed for adequate heating, cooking, light, and use of appliances in the home. Tackling fuel poverty has thus become a public policy challenge. The literature reports that rising fuel prices, low incomes, and energy-inefficient housing are the main causes of fuel poverty. However, existing public policies focus mainly on price- and income-based measures to reduce fuel poverty. One government policy, social housing, impacts all three causes of fuel poverty. Since it is highly regulated and heavily influenced by government policies, social housing might be a powerful policy instrument to reduce fuel poverty. Social housing has the potential to fight housing energy inefficiency, which is one cause of fuel poverty, especially as governments promote the construction and renovation of social housing. In this paper, we assess the effectiveness of such measures through matching methods and find that living in social housing decreases fuel poverty by 4.1% to 8.5%, depending on the definition of fuel poverty.


PP 2017-04

Impact du changement climatique sur l’agriculture : détermination de l’existence d’un biais de prix dans les études ricardiennes

Fabrice Ochou – Philippe Quirion

Abstract
This study shows the existence of a price bias in the so-called “Ricardian” studies inspired by Mendelsohn et al. (AER, 1994) and quantifies this bias. To do this, we use panel data on the 45 provinces of Burkina Faso over 12 years. The crops studied are maize, millet and sorghum. The analysis shows that the effects of climate variables on the yield and value of production per hectare of maize and millet are not the same, reflecting the presence of a price bias. In the case of Sorghum, the effects of climatic variables on yields and the value of production per hectare are practically the same, indicating the absence of statistically significant price bias. Quantifying the price bias in cases where it exists, ie for maize and millet shows that the more unfavorable the climate change, the greater the price bias will be. In the worst case, it reaches a gap of 2.05 percentage point for millet and 0.92 percentage point for maize. From this analysis, Ricardian in cross sectional or even panel studies assuming constant prices underestimate the impact of climate change by using income or value of production.


PP 2017-03

Does the literature support a high willingness to pay for green label buildings? An answer with treatment of publication bias

Published in Revue d’économie politique (2018), 128(5), 1013-1046.

Florian Fizaine – Pierre Voye – Catherine Baumont

Abstract
Increasing attention is being paid to the building sector due to its importance in the climate change debate. In recent years, a growing literature on the price premium paid by consumers to access more efficient and sustainable buildings has emerged as a common topic in hedonic model estimations. In this paper, we aim to provide a summary of this literature by conducting a meta-analysis of more than 50 studies from around the world. In this way, based on a random effects models and weighted OLS robust clustering estimations, we offer an average estimation of the price premium accepted by economic agents (in terms of sale prices) in order to enjoy energy efficient and sustainable buildings. This supports the argument that investing in building refurbishment is worthwhile and economically relevant. However, our data seem to show a major publication bias. Correcting for this bias leads us to halve the original estimation (from 8% to 4%). In addition, we analyze the sources of result dispersion by performing a meta-regression using different moderators (type of publication, sample analysis period, econometric method, etc.). We also carry out different statistical tests and use alternative selection criteria in order to check whether our estimations are robust. Finally, we make recommendations for future hedonic studies as well as for upcoming meta-analyses of the green building premium.


PP 2017-02

Can Land Fragmentation Reduce the Exposure of Rural Households to Weather Variability?

Published in Ecological Economics (2018), 154, 42-51.

Stefanija Veljanoska

Abstract
Climate change continuously affects African farmers that operate in rain-fed environments. Coping with weather risk through credit and insurance markets is almost inexistent as these markets are imperfect in the African economies. Even though land fragmentation is often considered as a barrier to agricultural productivity, this article aims at analyzing whether land fragmentation, as an insurance alternative, is able to reduce farmers’ exposure to weather variability. In order to address this research question, I use the Living Standards Measurement Study-Integrated Surveys on Agriculture (LSMS-ISA) data on Uganda. After dealing with the endogeneity of land fragmentation, I find that higher land fragmentation decreases the loss of crop yield when households experience rain deviations. Therefore, policy makers should be cautious with land consolidation programs.


PP 2017-01

French nuclear bet

Published in Energy Economics (2018), 74, 858-877.

Quentin Perrier

Abstract
After the first oil shock, France fully engaged in the world’s largest nuclear program, ordering 36 reactors within two years. These reactors are now reaching the end of their lifetime, so a new policy must be defined: Should they be retrofitted or decommissioned? What are the prospects for nuclear afterwards? The best economic decision crucially depends on the future costs of nuclear, demand levels and CO2 price, which are all subject to significant uncertainty.
To deal with these uncertainties, we apply the framework of Robust Decision Making to determine which plants should be retrofitted. We build an optimization model of investment and dispatch, calibrated for France. Then we use it to study 27 retrofit strategies for all combinations of uncertain parameters.
Based on nearly 3,000 runs, our analysis reveals one robust strategy, which is to shut down from 7 to 14 of the oldest 14 reactors, and then extend the lifetime of all remaining reactors. Departing from cost-minimization strategies and from the French official scenarios, this provides a hedge against unexpected high retrofit cost, decreasing demand or low CO2 price. But we also show how this strategy remains vulnerable to a combination of these three elements, which helps understand and put numbers on the current debate.
In the longer term, we show that the optimal share of nuclear in the power mix decreases. If the cost of new reactors (EPR or else) remains higher than 80 €/MWh, this optimal share drops below 40% in 2050. A combination of variable renewables, hydropower and gas becomes competitive, even if the price of CO2 reaches 200 €/tCO2.

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